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Nadia et Hippo vous souhaitent la bienvenue
Nadia et Hippo vous souhaitent la bienvenue
Samedi 26 Novembre:
Ce matin c'est petit dej' a la francaise (chocolat-croissant) on the
beach, quel bonheur pour Nadia!! Sur la plage nous rencontrons Rajesh,
jeune pecheur de 18 ans (il en parait 15).Il est d'une gentillesse
sincere et d'une curiosite juvenile. Son histoire, sa personnalite,
nous ont beaucoup touches. Il a perdu son pere a l'age de 13 ans, fils
aine, il a du quitter l'ecole pour faire vivre sa mere, ses deux
petites soeur et ses deux freres.Quand on lui parle de son eventuel
mariage, il nous repond qu'il doit d'abord marier ses deux petites
soeur. Pour cela il doit reunir assez d'argent pour offrir aux
pretendants une moto, une television , une machime a laver et 10
vasques en cuivre, soit une veritable fortune. Il nous parle avec
nostalgie de ses journees d'ecolier insouciant pendant lesquelles il
aimait etudier. Il parle un anglais impeccable. Il gagne de 0 a 40
roupies par jour (soit de 0 a 0.8 euros) en fonction des offrandes
faites par la mer. Il nous demande simplememt de revenir le voir en fin
de journee apres le nettoyage de ses filets pour discuter avec
lui,"pour apprendre" nous dit il. Nous le sentons avide de
connaissance, notre presence semble l'extirper de son quotidien de
pecheur....son voyage a lui c'est nous. A 17h il nous emmene au bout de
sa plage, admirer un temple venere par tous les hindous. Du haut d'un
rocher il nous explique qu'apres le tsunami chaque famille de pecheur a
recu 2000 roupies (35 euros). Sur la plage leurs bateaux portent les
noms des organismes prives qui ont finance leur reconstruction. Chaque
bateau fait actuellement vivre 5 familles au lieu d'une avant le
tsunami. Et toi Rajesh ou etais tu lorsque le tsunami a deferle ??? Il
etait 8h30 du matin, il rentrait de sa peche quotidienne, dechargeait
ses poissons. La mer s'est calmee puis, une vague de 7 metres de haut
l'a propulse dans un des restaurants du bord de mer. Puis 7 vagues
successives petrissant un peu plus les debris ramasses par la premiere.
Il alla chercher sa mere et ses soeurs et marcherent 25 km a
l'interieur des terres,sans savoir ou ils allaient, juste pour fuir ce
desastre.Nous quittons avec amertume cette discussion devenue trop
impersonnelle apres l'arrivee de quelques pecheurs.
Rajesh propose avec insistance a Hippo de venir pecher avec lui le
lendemain, mais une peche de nuit a 25km des cotes sur un ocean agite
apres un reveil a 3h du matin rendent la mission quelque peu hasardeuse
pour un jeune occidental. Nous le reverrons mais chez lui autour d'un
the.
Dimanche 27 Novembre :
Comme convenu, nous voila chez Rajesh en compagnie de sa mere fievreuse
et d'une de ses soeurs, dans une des 3 pieces de la maison (une etant
entierement consacree aux representations des divinites hindous et a
leurs offrandes). Apres avoir laisse qq medicaments a sa mere, Rajesh
nous raccompagne sur la plage. Nous lui proposons quelques centaines de
roupies qu'il a du mal a accepter, il nous explique qu'il n'a pas
fait tout cela pour de l'argent. Nous nous rendons compte qu'il est
aussi dur de refuser la mendicite oppressante des rues que de donner a
quelqu'un qui nous a rien demande, sans donner l'impression de dominer,
d'acheter ou de mepriser sa condition meme d'etre humain, mais avec la
simple intention de l'aider. Il nous demande si nous allons l'oublier.
Non Rajesh c'est promis nous ne t'oublierons pas ! Apres un au revoir
difficile, nous prenons le bus pour Pondichery. Il arrive plein a
craquer, tels des elephants dans un magasin de procelaine, nous montons
avec nos gros sacs. La route est splendide, en borde de mer, parsemee
par le vert des rizieres et des bananiers. Le dimanche a Pondichery
c'est jour de foire dans l'artere principale , grande affluence....
Lundi 28 Novembre :
Nous partons a la decouverte des rues bien ordonnees, perpendiculaires
les unes aux autres (une exception en Inde), propres, bien arborees et
qui portent des noms francais. Decouverte ensuite d'Auroville, pour la
petite histoire : cite universelle fondee en 1968 par Sri Aurobindo
(poete et philosophe bengali devenu leader du mouvement nationaliste en
1900) et sa femme, ou hommes et femmes de tous les pays doivent pouvoir
vivre en paix, en harmonie au dessus de toute croyance, de toute
politique et de toute nationalite. L'idee de depart (louable) etait
qu'Auroville n'appartienne a personne en particulier mais a l'ensemble
des Aurovilliens. Ces derniers obtiennent la nationalite aurovillienne
a condition d'etre les serviteurs de la conscience divine, c'est la ou
ca devient un peu plus obscur (pour ceux qui veulent en savoir plus :
www.google). Cependant l'endroit est delicieux, calme, ombrage
(plantations de plusieurs milliers d'arbres depuis 50 ans sur une
vingtaine de km carre) avec cette terre ocre qui donne une luminosite
tout a fait particuliere, tout est propice a la meditation.
L'apres-midi est consacree a l'Ashram de Sri Aurobindo, de qq temples,
pour finir par une experience unique : se faire benir par un elephant
(caresse de trompe sur le tete moyennant l'introduction de qq roupuies
dans ses narines). Nous ne faisions pas les fiers devant ce mastodonte
qui aurait pu nous allonger d'un coup de trompe.
Mardi 22 novembre:
Journee marquee par le retour de nos bagages. Youpi!!!!!! Nos intestins tiennent toujours le coup.
Mercredi 23 novembre:
Nous nous rendons pour midi dans notre famille indienne, sous de veritables trombes d'eau (le Tamil Nadu essuie des inondations importantes). Nous partageons un repas avec toutes la famille, a l'exception des femmes qui mangeront apres le service des hotes et des hommes...
Jeudi 24 novembre:
C'est notre journee culture....tour des principaux monuments et temples de Chennai.
Vendredi 25 novembre:
Jour de depart pour Mahabalipuram (petit village de pecheurs a 2h au sud de Chennai). La meteo annonce des pluies torrentielles dans le sud (aie aie aie). Nous prenons notre premier bus indien et longeons le bord de mer. Defilent alors sous nos yeux les degats du Tsunami : les pecheurs sont reloges dans des huttes de feuilles de bananiers actuellement baignees par les inondations. Que c'est dur a voir........
Nous arrivons dans une jolie bourgade aux chemins sables qui rappelle la tranquilite des iles grecques.
Dimanche 20 novembre:
Apres un reveil tardif, reveilles par l'appel de la deuxieme priere de la journee ( nous sommes installes a cote d'une grande mosquee). Nous nous lancons dans les rues de Chennai avec pour objectif the bay of Bengal. La circulation est dense, bondee de velos, motos, taxis, ricksaws (petites mobylettes transformees en fourgonnettes). Le sport local etant d'aller le plus vite possible sans poser le pied a terre. Nous essayons les trottoirs mais nous nous rendons vite compte que ce sont des lieux d'habitation.Veritables objets de curiosite, nous oublions rapidement les regards insistant, devisageant, portes sur nous. Pas d'autres touristes a l'horizon.
L'arrive sur la plage (large comme 5 stades de foot) est magigue. La promenade dominicale de familles entieres donne a ce lieu une atmosphere festive et apaisante. De nombreux indiens viennent spontanement a notre rencontre, avec son lot de questions: d'ou venons nous? quel est notre prenom? notre religion?sommes nous frere et soeur? que pensons nous de l'Inde et des indiens? Chaque rencontre rameute une dizaine de curieux, venus juste pour ecouter, sans intervenir....Certains souhaitent un autographe, une photo, une poignee de mains ou un simple sourire. Nadia est abordee par un groupe de 11 femmes. Apres une discussion parsemee de rires, elles nous convient chez elles. Le rendez vous est pris , ce sera : Tomorrow afternoon. Nous continuons notre promenade sur cette plage immense a la rencontre des fishermen marques par un deuil collectif.
Vient alors le moment tant apprehende de notre premier repas indien. Comment va reagir notre corps?
Lundi 21 novembre:
La nuit a ete marquee par des precipitations impressionnantes ( et oui la mousson n'est pas terminee). En quelques minutes le moindre trou se transforme en baignoire. Notre intestin tient pour l'instant le coup.
Preoccupation de la journee: Ou sont nos bagages? Ils commencent a nous faire defaut (cape de pluie, vetements de rechange). Nous pensions qu'ils arriveraient ce matin, en vain. Nous nous rendons au siege de British airways. Hippo s'invente toutes les maladies du monde pour tenter de recuperer sa valise de medocs et convaincre le responsable de prendre notre demande au serieux......encore en vain!!!! La question devient de plus en plus insistante et angoissante; reverrons nous un jour nos bagages.
Nous partons ensuite en autoricksaws sous des trombes d'eau a notre rendez vous. Notre arrivee declenche une veritable bronca de cris et de rires. Les filles comme les meres courent dans tous les sens, nous realisons alors la joie qu'ils ont de nous recevoir. En quelques minutes une vingtaine de personnes accourent des maisons voisines. Pourquoi sont ils aussi heureux de nous recevoir? Une nuee d'enfants viennent faire la traduction en anglais. C'est etonnant, ils sont interesses de tout, presentent une tolerance spectaculaire. Ils proposent de cuisiner pour nous du poisson alors qu'ils sont vegetariens!!!! Le moment tant espere par Nadia arrive enfin: les femmes l'emmenent essayer le fameux saari, si complique a mettre. Hippo quant a lui, discute avec une dizaine de jeunes garcons. Nous passons ensuite a table: une natte ou ils nous servent un repas copieux, nous voila tels les cracheurs de feu de la foire du trone et nos estomacs commencent a danser le samba.
Nous rentrons heureux.
Apres un depart bien agite (preparation de dernieres minutes oblige), merci beaucoup Wassila pour ton aide, nous sommes arrives a destination. Par contre, une catastrophe devait nous arriver !!!! On recapitule :
- Depart gare Part-Dieu 20h, TGV direction Roissy aeroport (un grand merci a notre comite de depart, nous avons ete et restons tres touches par cette venue impromptue).
- Nuit passee dans l'aeroport, Nadia commecant en vraie routarde (cf photo a venir) avec Hippo en bobygard.
- Embarquement a 5h45 puis depart a 8h30 avec une heure de retard pour Londres (cette heure va nous couter cher)
- Arrivee a l'aeroport d'Heathrow a 9h20, mais probleme notre correspondance pour Madras doit aussi partir a 9h20. Donc semi-marathon dans les couloirs interminables de l'aeroport : un Boeig 747 plein a craquer n'attend plus que nous pour decoller.
- Ouf, nous voila bien assis a notre place. C'est parti !!! Puis soudain un echange de regard : "Han!!!! Et nos bagages, ont -ils courru aussi vite que nous dans les couloirs?!? Premier grand moment de stress et de solitude, le personnel de bord ne nous rassure guere. Maintenant c'est sur, nos bagages sont bien restes a Londres. Et nous voila partis pour 6 mois autour du monde sans un slip de rechange!!! Seul grand souci d'Hippo, sa valise de medocs (dur dur pour le medecin!!). Pour Nadia, heureusement elle ne voyage jamais sans ses shampooings- cheris...
- 9h45 de vol plus tard nous atterissons a Chennai (Madras) a 1h00 du mat heure locale. Comme prevu nos bagages ne nous ont pas suivis. Apres un heure de negociation et de multiples representants de la douane on nous explique que nos bagages seront peut etre dans un prochain vol London-Chennai. Nous avons finalement droit a un dedommagement financier consequent. Enfin bon nous voulions voyager en routard et bien c'est parti....
- 3h30 du mat direction en taxi pour une guest house (maison d'hotes) du centre ville.
- 5h30 du mat enfin , nous nous couchons terrasses....
Bonne nuit a tous ( il est 1h00 en France) et surtout a nous.
PS: escusez nous mais le clavier est americain donc pas d'accent possible,