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Nadia et Hippo vous souhaitent la bienvenue
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Dimanche 12 Fevrier :
Depart en bus en milieu d'apres-midi pour Alice Springs (nous avons pris un "buss pass" pour 4000 km valide dans toute l'Australie sur la compagnie de bus Greyhound). Nous retrouvons des immensites vides de tout, la route est une ligne droite a n'en plus finir, des cadavres de kangourous ornent la route et tous les 200 km une pompe a essence. Nous croisons toutes les heures un "Long Train" : enorme truck avec 3 remorques, qu'il faut plusieurs centaines de metres pour doubler... Nous passons une nouvelle nuit dans le bus.
Lundi 13 Fevrier :
Arrivee a 8h du matin a Alice Springs (seule "megalopole" de ....20000 habitants du centre de l'Australie), perdue au milieu de nulle part, elle fait office d'oasis d'ames humaines!!! Pen, membre d'hospitality club, nous accueille a la descente du bus. Quel plaisir! Apres une visite guidee de la ville, il nous installe dans sa jolie maison puis longue discussion autour d'un repas "frenchi".
Mardi 14 Fevrier :
Sous un soleil de plomb : 40 degres a l'ombre, charges de 3 litres d'eau, nous partons en stop pour le Desert Park. 5 heures de visite dans ce desert nous devoile la vie inapparente de cet endroit hostile. Nous admirons une quantite impressionante d'oiseaux. Tres bien amenagee, une salle de cinema high-tech voit son ecran se baisser a la fin de la projection pour laisser apparaitre le desert en arriere plan. A notre retour, Pen nous a prepare un bon repas. Nous sommes admiratifs de la generosite et de la confiance que ce peuple nous reserve. En France, trop de crainte tue la rencontre !!!!
Mercredi 15 Fevrier :
Objectifs de la journee : decouverte d'Alice Springs (grace aux velos gentillement pretes par Pen) et trouver un moyen de se rendre a l'Uluru. Nous nous decidons finalement a louer un 4x4 pour 3 jours. Puis nous remontons la riviere, ineluctablement assechee, jusqu'a la premiere station de telegraphe qui explique l'implantation d'Alice Springs. Cette ville se revele extremement accueillante, chaleureuse avec quelques particularites tout de meme :
- Ici les medecins se deplacent en avion (Flying Doctors). Si vous habitez a 300-400 km en pleine zone desertique, vous pouvez appeler d'une des bornes disseminees de facon homogene. Il y a une trousse de secours a l'interieur de la borne dans laquelle vous pourrez trouver les medicaments necessaires si le diagnostic du medein ne necessite pas son deplacement. Dans le cas contraire, le medecin se deplacera a l'aide de son petit avion.....
- Ici c'est le bus quotidien de Darwin a Alice Springs (1500 km) qui fait office de facteur.
- Ici tous les engins motorises sont equipes de pare-buffles qui protegent la carrosserie des kangourous.
- La vente d'alcool est interdite dans de nombreux lieux aux.......Aborigenes!
Jeudi 16 Fevrier :
Depart en 4x4 en direction d' Ayers Rock, nous faisons un peu de Paris-Dakar sur Ernest Gille Road, une piste sablonneuse de terre rouge, avec un stop dans un site de meteorites, puis nous filons a Kings Canyon, ou nous nous promenons a soleil couchant. Le plus dur est ensuite de trouver un endroit ou garer la voiture pour la nuit, car dans les parcs nationaux, il est interdit de camper.
Vendredi 17 Janvier :
Cette journee restera surement l'une des plus marquante de ce voyage. Nous commencons par un tour merveilleux de Kings Canyon, avec ses falaises coupees au couteau. Nous sommes harceles par des millions de mouches, insupportables. Un filet s'impose pour proteger nos visages, il est impossible de manger ou de boire sans en gober 2-3. Il est recommande de boire 1 litre d'eau par heure et par personne tellement la chaleur est accablante. Puis direction l'Ayers Rock avec des arrets dans les stations services ou nous nous retrouvons au temps des cowboys au son des : "Hey Guy" avec le jean, le chapeau a la John Wayne, les Santiags aux pieds et les dents de croco autour du cou. Puis apparait majestueusement l'Uluru, ce monolithe de roche rouge de 350 metres de haut et 3 km de long, territoire sacre pour les Aborigenes, et qq km plus loin, les Monts Olga. Tous les 2 surgissent au dessus de ce plateau de sable et de l'horizon plat qui les entourent. Les Aborigenes en ont recu l'administration partagee avec les autorites australiennes mais pas la propriete. C'est ainsi qu'existe une veritable polemique sur gravir ou non l'Uluru. Rien ne vous l'empeche, une voie avec rampe est meme amenagee specialement pour et vous serez encadres par les Rangers du Park (compter 2 heures de montee). Mais cela va a l'encontre des croyances ancestrales Aborigenes. La mode est d'arborer un Tee-Shirt avec le : "I didn't climb Ayers Rock". L'approche de ce mastodonte nous fascine. Difficile de retranscrire ce que nous ressentons. Il y a des lieux comme celui-ci qui sortis de leur contexte, de leur environnement, de leur histoire peuvent paraitre fade ou sans grand interet. Mais comme le Taj Mahal en Inde, ou l'on ne peut se rendre sans rencontrer la dure realite de la misere. Pour venir ici, il faut traverser 2000 km d'une terre aride, inhospitaliere, ou l'on croise plus de serpents que de voitures, ou l'on ne pourrait survivre plus d'une journee sans eau. Peut-etre est-ce bien different de venir ici en groupe, en tour organise ou en avion?
Nous terminons, apres une promenade a l'interieur des Olga, sur cette vision irreelle du coucher de soleil sur l'Uluru, qui restera une de nos cartes postales d'un des bouts du monde.
Derniere expedition de la journee : trouver un lieu pour garer notre voiture en evitant le camping, car la liberte n'a pas de prix mais la voiture, si !!!! Et c'est reparti pour une nouvelle nuit " a la belle....voiture".
Samedi 18 Janvier :
Lever a 5h du matin pour assister au lever du soleil sur l'Uluru. Il s'illumine progressivement, comme un acteur qui rentre en scene : superbe. Ballade au pied de ce colosse pres d'une petite source d'eau claire qui apparait comme un miracle dans cette immensite desertique. Ensuite, visite du centre culturel du parc, ou nous n'apprenons rien de special : les Aborigenes ne revelant rien de leur culture et des leurs traditions. Nous quittons ce parc et cette reserve avec des images somptueuses mais avec l'amer sensation d'etre passe a cote d'un peuple. Nous avons vu la forme mais pas le fond! Nous n'avons pas croise un seul Aborigene sur ce territoire qui leur est sacre. Tous les rangers sont blancs, pas un guide Aborigene pour transmettre son histoire.
Il faut noter cependant quelques points historiques : L'Australien a ete decouvert par James Cook en 1790. Le gouvernement britannique a decide d'en faire une colonie penitentaire. Les premiers colons etaient donc des soldats, des marins, des condamnes a minimum 7 ans de prison et des prostitues. Ce n'est que 15-20 ans plus tard que des colons agriculteurs et de la main d'oeuvre vinrent peupler cette terre. Puis vint le temps de l'exploration et de l'expansion coloniale (et du genocide aborigene : la Tasmanie a ete entierement "nettoyee" de son peuple d'origine). Les britanniques faisant de ce continent une "terra nullius" : terre de personne. La ruee vers l'or et l'exploitation des terres fertiles trouverent une resistance acharnee du peuple Aborigene. Mais l'apparition du fusil en 1870 eut finalement raison des autochtones. Puis les 2 grandes guerres mondiales ont ete l'occasion d'une emigration europeenne et asiatique massive.
Nous avons l'etrange impression que la culture, l'art et les lieux sacres Aborigenes sont exploites par les Australiens pour se forger une histoire commune mais sans qu'il y ait de veritable echange et d'integration des Aborigenes. Intrigues par le fait qu'il faille un permis pour rentrer dans les villages Aborigenes! Les discussions a ce sujet avec les Australiens sont assez sensibles, nous les sentons un peu mal a l'aise!
Nous rendons notre voiture a l'aeroport et prenons notre vol pour Cairns. Nous assistons a un survol de l'Uluru, du bush australien d'une couleur or-ocre contrastant magnifiquement avec le vert de la mangrove a l'arrivee sur Cairns.
Lundi 6 Fevrier :
Apres avoir voyage dans un vol au 4/5eme vide, nous sommes accueillis a 4 h du matin (!!!), a l'aeroport de Darwin, par Franck (un membre d'Hospitality club, une organisation pour l'amitie et la rencontre entre les peuples). Nous sommes epoustouffles par la generosite et l'hospitalite de cet australien. Il nous laisse toute liberte dans sa maison du centre de Darwin. C'est l'occasion pour nous, de cuisiner notre premier repas depuis 2 mois 1/2, de faire notre premiere machine a laver. Quel plaisir de retrouver de grands supermarches pour choisir fruits et legumes frais, yaourts, pain francais....
Mardi 7 et Mercredi 8 Fevrier :
Ces deux jours sont consacres a recuperer d'une fatigue accumulee et de decouvrir Darwin. La premiere impression est une sensation de solitude et de vide intenses. Le passage des rues surpeuplees asiatiques aux immenses et interminables roads australiennes est marquant : pas une odeur, pas un animal, pas un dechet qui traine, pas de bruit assourdissant, pas de ricksaws ou de rabatteurs, seulement des trottoirs vides, des gazons limes, des 4x4 et des pick-up impressionants aux vitres fumees. Seuls des aborigenes habitent ces rues, ils semblent avoir perdu toute identite, abattus, brises par une histoire terrible. Ils semblent nous detester, nous ignorer, nous mepriser, changent de trottoirs avant de nous croiser, detournent le regard a nos salutations. La rencontre semble difficile voire impossible!!!!
Jeudi 9, Vendredi 10 et Samedi 11 Fevrier :
Nous louons une voiture pour ces 3 jours, direction le Kakadu National Parc. Notre premiere impression se confirme : 200 km sans croiser le moindre vehicule motorise, mais nous rencontrons nos premiers wallabis (cousins des kangourous, plus courts sur pattes et les oreilles retrecies). De nombreux panneaux nous interdisent toute baignade en eau douce a cause des crocodiles. Il fait extremement chaud et humide, nous sommes a la saison du Wet (par opposition a la saison du Dry, fraiche et seche). La vegetation est parsemee d'eucalyptus, de termitieres geantes, de cascades grandioses, de rivieres ou de billabongs. La voiture nous sert pendant ces 3 jours de transport, de chambre a coucher et de salle a manger. Ici les insectes font les 2 x 12 : les mouches de 7h a 19h et les moustiques de 19h a 7h. Les nuits sont extremement difficiles, il faut choisir entre transpirer a grosses gouttes ou ouvrir les fenetres et etre infestes par les moustiques. La premiere nuit se passe sans trop de probleme, mais la deuxieme a 1h du matin, cela devient insupportable, nous avons planque notre dortoir roulant sous une vegetation dense, et le camping sous les arbres c'est vraiment pas une bonne idee : le CO2 rejete par nos amis les plantes nous prive de l'oxygene necessaire, nous etouffons!!!! Nous decidons de relier la ville la plus proche (enfin ici proche c'est 230 km), nouvelle mauvaise idee : les wallabis se jettent a grands bonds en direction de nos phares....Puis au bout de 80 km, nous sommes stoppes par des orages furieux au loin. Que faire ? Nous sommes a 100 km de toute habitation, nous sommes dans une zone vierge de tout cable ou poteau electrique et les arbres sont maintenant clairsemes, la voiture semble donc etre une cible privilegiee pour les eclairs effrayants qui nous arrivent droit dessus. Apres plusieurs minutes d'expectatives anxieuses, nous decidons de rebrousser chemin pour trouver un lieu mieux abrite. Deux heures plus tard, la nuit qui etait illuminee d'une pleine lune, s'obscurcit brutalement, le vent commence a se lever, a secouer la voiture, puis la grele fracasse la tole et le tonnerre fait exploser des bombes faisant trembler notre abri de fortune.Nous sommes recroquevilles, mutiques dans ce vacarme assourdissant (tu peux toujours essayer de crier de toute facon y'a personne a des dizaines de kilometres). Alors la, les deux touristes, ils font moins les malins !!!!
Nous rejoignons au petit matin, lorsque le ciel s'est enfin eclairci, la ville de Katherine. Quel bonheur de retrouver un peu de vie!!!! Nous nous delassons, nous decrassons et recuperons de nos emotions dans une guesthouse, lieu de rencontre avec la petite Shirley.....
Lundi 30 Janvier :
Arrivee a l'aeroport de Bali a minuit, une fois n'est pas coutume nous avons ouvert notre guide 1 heure seulement avant d'atterrir! Nous ne savons absolument pas ou aller. Par facilite, nous finissons dans un bungalow de Kuta. Le lendemain matin, nous quittons Kuta (sa plage interminable, ses surfeurs, ses discotheques et ses Australiens) pour Ubud (avec ses rizieres d'un vert emeraude, son calme, ses temples et sa nature intacte). Les guesthouses, hotels ou autres resorts rivalisent de finesse, de details artisanaux, de proprete, de petits dej' copieux a des tarifs incroyablement bas (compter 3 a 4 euros pour une nuit en bungalow spacieux petit dej compris!!!). Il faut noter que les attentats successifs de 2002 et de Septembre dernier ont eu des effets catastrophiques sur l'economie du tourisme. Les balinais n'ayant qu'un mot a la bouche : Bancroute. Meme si la responsabilite a ete attribuee a la Jemaah Islamiyah, les veritables motifs ne sont toujours pas connus (les touristes occidentaux et en particulier les australiens etant clairement vises).
Mardi 31, Mercredi 1, Jeudi 2 Fevrier :
Nous louons une petite moto pour parcourir les environs d'Ubud, la campagne et ses rizieres du centre, les volcans et sa cote nord. Nous avons decouvert un peuple d'une gentillesse, d'une generosite et d'une sensibilite fantastiques et vraies. Malgre un tourisme de masse depuis pres de 40 ans, la population a su garder toute son authenticite, sa culture, ses coutumes et son innocence. Emerveilles de voir ces jeunes garcons et filles de 10-12 ans se baignant nus dans les rivieres le long des routes, ces adolescents se rendant aux temples en vetements traditionnels, ces offrandes colorees et appetisantes portees a bout de tete par les meres de famille, et ces hommes effleurant leur gangsa (xylophone local en bambou) pour appeler les divinites. L'hindouisme balinais, gardant des souches animistes, est bien different de celui du sous-continent indien. Notez en particulier, les offrandes contenant fleurs, aliments frais, betel, le tout depose sur des feuilles de palmier tressees. Chacune de ces offrandes est une veritable oeuvre d'art que les balinaises mettent plusieurs heures par jour a confectionner. Elles sont posees a l'entree des maisons a meme le sol, sur les trottoirs (attention ou l'on met les pieds), pour finir ineluctablement dans le gosier des chiens (nombreux, dangereux et envahissants sur l'ile). Nous nous sommes fait rincer par des orages memorables a plusieurs reprises sur notre engin motorise (heureusement nos grandes capes nous ont bien proteges).
Vendredi 3, Samedi 4 Fevrier :
Nous partons pour PadangBai sur la cote sud-est. Nous prolongeons en moto jusqu'a la pointe est (Ahmed) par une toute petite route cotiere sinueuse et riche en rencontres. Nous divaguons sur les plages de Blue Lagoon puis celle de sable noir pour finalement apercevoir avec une surprise et une joie intenses des dauphins a quelques metres de la plage. Nous sommes ronges par l'envie de les rejoindre mais intimides par des rumeurs de 2 touristes (precedemment rencontres) quant a la presence de requins au large (non confirmee ensuite par les pecheurs). Nous les regardons s'eloigner apres qu'ils aient effectue quelques figures acrobatiques.
Dimanche 5 Fevrier :
Sur le bord des routes, le dimanche matin, les coqs sont deposes sous des cloches en osier pour les exciter. L'apres midi, ils devront livrer des combats mortels, armes a chaque patte de lames tranchantes, sous les paris des balinais.
L'apres-midi, nous rejoignons la plage de Kuta ou les familles balinaises se retrouvent pour la ballade dominicale.
Nous regrettons de devoir quitter cette ile et ce peuple dont le sourire nous laisse reveurs. Ce petit bout de terre nous semble etre une destination au gout de tous : randonneurs, petits et grands, surfeurs, nageurs, adeptes du farniente et de la lecture, fetards ou dormeurs, amoureux de la nature, de l'art ou des fonds marins, voyageurs, touristes, motards...... Nous nous reviendrons, c'est sur!!!! Peut-etre accompagnes par certains d'entre vous ??
Nous nous envolons a minuit pour la terre des aborigenes, des kangourous, des koalas et des crocros......
Mardi 24, Mercredi 25 et Jeudi 26 Janvier:
Trois jours de repos dans une ville chargee d' Histoire. Malacca est une ancienne ville carrefour des routes maritimes entre l'ocean indien et la mer de Chine. Sous influences successives portugaise, hollandaise et anglaise, elle a perdu toute sa puissance apres la creation anglaise de Singapour. Malacca a conserve un caractere multiracial important, aussi dans une meme rue on trouve eglise, mosquee, temple hindou et chinois....
Vendredi 27Janvier:
Depart en bus pour Singapour, passage de la frontiere sans encombre. Arrivee dans une ville-ile-etat, reliee a la Malaisie par un seul pont. Il y regne une discipline de fer, qui lui vaut le slogan de "ville de amendes": 540 euros si on fume dans un lieu public ou si on jette un papier par terre, 30 euros si on traverse en dehors des passages pietons, 20 euros si on crache par terre ... et attention: 5400 euros si on mache du chewing-gum dans un lieu public!!!!!!!!!!!!!!!!! Alors on vous dit pas, apres l'Inde : le choc!! Singapour c'est: 50%de chinois, 35% de malais et 10% d'indiens. Les buildings crignotent ou plutot devorent les quartiers ethniques typiques ( Chinatown, Little India, Arab Street ) laissant place a un immense quartier des affaires.
Samedi 28 Janvier:
Matinee passee au gre des ruelles de Little India, ou nous retrouvons odeurs, sourires, bruit et agitation. Ou les vendeurs sont plus preoccupes par vos origines que par la vente de leurs articles. Nous passons l'apres midi dans Chinatown, somptueusement decore pour le nouvel an chinois que l'on doit feter ce soir a minuit. Les ruelles sont bondees, les etales regorgent de sucreries, de fruits, de couleurs. Les vendeurs rivalisent a forts decibels avec leur megaphone. Depaysement et bonne humeur garantis. Nous fetons a minuit sous un magnifique feux d'artifice l'entree dans la nouvelle annee. Decorations splendides a dominante rouge, spectacles traditionnels grandioses, atmosphere des plus detendue, paradis pour les enfants avec des stands de jeux a profusion. Nous avons teste un noel a Kathmandu, un reveillon a Bangkok mais nous votons pour le nouvel an chinois a Singapour.
Dimanche 29 Janvier:
Nous relions grace au luxieux metro ce qui a ete elu pour l'anne 2005:" le plus bel aeroport du monde". On n'a pas ete decu. Tout en marbre, epaisse moquette au sol, couloirs bordes de haies d'orchidees, acces internet gratuit, cascades d'eau, toilettes les plus propres que l'on ait rencontres..... nous y serions bien restes mais nous avions un avion a prendre!!!!!!!!!! Direction Bali.
Samedi 21 Janvier :
Nous partons en bus pour Kuala Lumpur. L'arrivee est impressionnante avec ces deux twins towers imposantes. Apres un rapide tour dans Chinatown et une soiree dans le quartier indien, nous finissons dans une guesthouse, dans laquelle nous ne fermerons pas l'oeil de la nuit, attaques par des insectes inconnus : mix entre les moustiques, les tics et les gendarmes, un abdomen gorge de notre sang, bouaaahhh.....
Dimanche 22 Janvier :
Nous decollons a la premiere heure de cette chambre miteuse pour nous trouver une autre guesthouse d`une proprete et d`un calme indeniable. Cette journee est consacree a la visite des principales tours de la ville : Les Twins towers de la societe petroliere Petronas ou la montee est autorisee jusqu'au sky bridge au 42 eme etage. Elles furent longtemps les plus hautes tours du monde avant d'etre depassees par Dubai puis maintenant par Taiwan. Kuala est parsemee de centres commerciaux immenses, veritables temples de la consommation. Nous assistons aux fameux spectacles de danse des dragons pour les fetes de la fin de l'annee chinoise. Puis nous montons au sommet de la KL towers, 4eme plus haute tour de telecommunication du monde, sorte de soucoupe volante posee sur une tige de 451 metres de haut (montee en ascenseur en 6 secondes,attention les tympans !!!). Vue a 360 degres splendide sur toute la ville. Le soir nous degustons des sushis : very delicious....
Lundi 23 Janvier :
Ballade dans Chinatown et decouverte des 2 grandes mosquees de la ville : la mosquee nationale (splendide, toute en marbre et aeree) et la mosquee du Vendredi (petit oasis avec ses palmiers et ses fontaines aux pieds des immenses buildings). Puis direction le quartier du triangle d'or avec le skytrain futuriste, ou tout se vend et tout s'achete!
Cette ville nous plait, aeree, traditionnelle et futuriste, propre, accueillante et souriante, au carrefour des cultures asiatiques : a l'image de la Malaisie.
Mercredi 18 Janvier :
Ca y est, nous avons passe la frontiere pour nous retrouver du cote malaisien.
En quelques mots : le peuple malaisien est constitue de 55 % de malais musulmans, 35 % de chinois et 10 % d`indiens. L`Islam, religion d`etat y est moderee et accueillante. Les jeunes filles en sont l`exemple le plus frappant : elles portent un voile de couleur vive, se promenent dans les rues au bras de leur petit copain, occupent tous les types d`emplois dans la societe. Meme si une discretion vestimentaire est preferable pour les touristes, les chinoises arborent des tenues des plus excentriques. Toute lAsie semble s`etre rassemblee dans ce pays : les malais tiennent les rennes du pouvoir et les postes de l`administration leur sont reserves. Les chinois sont aux manettes de l`economie. Et les indiens (toujours aussi gentils et souriants!!!!) occupent des emplois de service, la restauration et les travaux publiques. Le tout sorganise dans un climat de respect des cultures et des religions sans conflit inter-ethnique, meme si certains malais voient avec envie les chinois tenir le tirroir caisse. Quel richesse : 5 langues se cotoyent sur les panneaux : le malais, le chinois, le tamoul, l`arabe et l`anglais. Mais la langue de communication reste l`anglais.Chaque peuple etant convie avec plaisir aux fetes des autres : vous imaginez entre decembre et janvier : le Noel chretien, la Nouvelle Annee, l` Aid musulman, le Nouvel An chinois et le Diwali hindou, le pays est en fete pendant 2 mois !!!! Un pays ou la securite sanitaire est une des meilleure d`Asie, economiquement parmi les 3 premiers dragons d`Asie. La vie y est simple, calme, les enfants jouissent d`une liberte infinie... Ce pays est un kaleidoscope de paysages : foret equatoriale immense, jungle penetrable, montagnes plantees de the, iles tropicales paradisiaques, villes coloniales intactes, metropoles high-tech aerees, le tout baigne de sourires et de gentillesse sinceres.
Nous debarquons a Ipoh pour reprendre un bus direction les Cameron Highlands, perchees dans les montagnes. La montee, au coucher de soleil est absolument splendide, bordee d`orchidees sauvages. Nous nous arretons a Tanah Rata.
Jeudi 19, Vendredi 20 Janvier :
Nous decouvrons les Cameron Highlands, veritable havre de paix, jalonnees de milliers d`hectares de plantations de the. Il suffit de marcher le long d`une route pour que les automobilistes s`arretent vous prendre en stop. Nous partons a la decouverte du Sungai Palace et de son the a perte de vue. Les degrades de vert (en fonction des recoltes) sont etonnants. L`arbre a the : petit buisson a hauteur de taille donnant une petite feuille de type laurier. Apres la recolte tout un procede complexe de sechage de la feuille puis un systeme de tamis permet de trier differentes tailles de the. Nous decidons ensuite d`entreprendre l`ascension du Grunung Brinchang : 7 km de montee pour arriver a 2000 metres d`altitude. Nous descendons sur l`autre versant dans la JUNGLE : 80 %d`humidite, de la gadoue jusqu`aux chevilles, les racines des arbres que l`on prend pour des pythons, des cris stridents qui nous fouttent les petoches. Une sensation etrange d`etre observe par des centaines d`especes planquees dans les troncs, dans les arbres, dans les trous, sous les feuilles.....Nous rentrons macules de boue de la tete aux pieds, en chemin nous nous arretons acheter des pamplemousses verts gros comme des pasteques, un fruit du Dragon mais aussi des mangoustans et quelques fraises, hummm! Le soir, repas partage avec Benoit, Farouk, francais que l`on retrouvera en Bolivie et un jeune indien recemment arrive du Tamil Nadu.
Remarques : nous lisons toujours avec une joie intense vos commentaires sur ce blog et vos nouvelles personnelles sur nos e-mails respectifs (adresses en bas de la page d'accueil du blog). Nous mettons beaucoup de plaisir, de temps et d'energie a tenter de vous faire partager nos ressentis et nos photographies, nous n'avons malheureusement pas l'objectivite d'un journaliste, ni les talents d'un ecrivain, ni la subjectivite idyllique d'une agence de voyage, pouvez-vous alors nous en excuser les ecarts!!! Nous nous excusons de pouvoir repondre individuellement a tous vos mails (question de temps, d'argent et de disponibilites des cybers), mais continuez SVP a nous envoyer de vos nouvelles sur nos mails, elles nous font grand bien !!!
Jeudi 12, Vendredi 13, Samedi 14, Dimanche 15 et Lundi 16 Janvier :
Nous quittons Krabi en bus jusqu'au petit port de Pakbara ou nous passons une nuit apres avoir loupe le dernier ferry pour le parc maritime de Tarutao. Nous partons le lendemain matin en bateau pour la toute petite ile la plus au sud de la Thailande, proche de la frontiere malaisienne : Koh Lipe. Nous passons sur ce bout de terre 5 jours de repos,de lecture et de farniente au gre des plages et des rencontres multicolores sous-marines. Nous logeons dans un petit bungalow sur pilotis, en feuilles de palmier tressees, perdu au milieu de 4 autres a l'abri d'une petite crique. Nos compagnons de snorkelling sont devenus les poissons clowns, alias "Nemo", qui sortent de leur anemone pour nous dire quelques mots. Cette derniere leur offre l'hospitalite a la condition d'un nettoyage quotidien de ses longs filaments tres allergisants. Nous avons malheureusement rate de peu une raie manta et des requins tigres. Le sable blanc, la mer claire comme de l'eau de roche donnent des degrades de vert-bleu absolument somptueux se modifiant en fonction de la luminosite du soleil. Nos diners le soir sur le sable sont des occasions aux rencontres internationales.
Mardi 17 Janvier :
Nous quittons avec regret ce petit coin de paradis pour rejoindre Hat Yai (N.B: vous pouvez suivre les parcours sur les cartes jointes). Nous passons une nuit ou nous partageons un dortoir avec une Canadienne. Nous devons traverser la frontiere malaisienne demain matin en bus.
Mercredi 11 Janvier :
Journee d'excursion splendide autour de Koh Phi Phi avec un speed boat, lance a grande vitesse, il claque sur chaque vague (on se demande comment il ne se brise pas en deux a chaque impact). Nous nous arretons en pleine mer, objectif : snorkelling (plongee avec masque et tuba), il faut se jeter a l'eau !!! Mais une mer de poissons multicolores attiree par notre arrivee attend avec impatience autour de la coque. Comment sauter sans en assommer une vingtaine? Il faut rentrer en douceur, et la, la magie opere lorsque vous plongez les deux yeux sous l'eau, des centaines de poissons de toutes les formes, de toutes les couleurs. A chaque mouvement de brasse, on les sent glisser sur notre peau, ils viennent se coller contre votre masque a vous en faire loucher. L'eau est d'une clarte incroyable, la temperature y est parfaite, nous pourrions y rester des heures. La baignade est conseillee avec un tee-shirt pour ne pas ressembler au poulet tandoori. Nous faisons une etape pour le dejeuner sur l'ile de Koh Phi Phi Don constituee de 2 extremites reliees par un bras de mer de 100 metres de large qui a ete completement balaye par le Tsunami (les recits de certains survivants sont terrifiants). D'un cote la mer s'est retiree d'un seul coup sur plusieurs dizaines de metres laissant les poissons a meme le sable, puis elle est remontee tel un cheval au galop, mais est arrivee de l'autre cote une vague de 8 a 10 metres de haut emportant tout ce qui se trouvait sur cette mince largeur de terre. Malgre le traumatisme tout se reconstruit plus haut et encore plus grand. L'apres midi nous nous rendons a Koh Phi Phi Ley, cette fameuse ile sur laquelle le film "La Plage" a ete tournee, magnifique "Maya Bay" enclavee avec son sable neigeux et sa vegetation luxuriante. Nous longeons petites criques, falaises abruptes, lagon vert-bleu. Plusieurs sites de snorkelling nous font decouvrir une multitude d'especes d'eau de mer. Et nous finissons sur Bamboo Island autour de laquelle nous nageons au dessus d'un corail preserve, d'un blanc etincellant. Nous rentrons rotis et enrichis de nouvelles couleurs.
"...il etait une fois une routarde et un routard qui viennent de passer 5 semaines en Inde et debarquent en Thailande. Divaguant sur les khlongs au milieu des temples bouddhistes, ils se retrouvent a admirer le fameux Bouddha Couche couvert d'or. A la sortie ils sont berces au son des gongs de meditation. Puis alors que l'etat de somnolence devient profond, ils furent sortis de leur coma par des sons devenus familiers: " Mais c' est un air de musique indienne?". Adieu khlongs, wat et bouddha...et rebonjour l'Inde!!!!!!!!!!!!!!!!!! Ils decouvrent dans la cour adjacente un petit plateau de cinema avec tout un groupe d'indiens et au milieu d'eux: la Star, un moustachu au torse velu et au brushing impeccable. Non!!!!!!!!!!!!!!!!!! " C'est quand meme pas cet homme que l'on a vu partout en Inde, a l'affiche des cinemas, a la tele indienne et sur les posters de la maison de notre ami Rajesh???!!! " " Et si c'est bien lui en chair et en os." Qui en France peut en faire oublier son bebe dans une poussette a une mere pour une photo ou un autographe? Pour vous il ne represente rien, pour nous deja un peu plus mais alors imaginez pour Rajesh qui jamais sorti de son village reve sans doute tous les soirs en s'endormant sous son effigie. Discretement assis a l'observer tourner le clip musical promotionnel de son dernier film avec une belle actrice indienne, nous admirons la patience avec laquelle il repond aux solicitations de ses fans entre les prises. Il semble a plusieurs reprises remarquer la presence interessee de ces deux touristes occidentaux ( l'un pendu a la laniere de son appareil photo et l'autre beate d'admiration le sourire a pleines dents deployees). Soudain il semble les appeler du regard, la routarde tente alors l'approche, ne pensant plus qu'a son ami Rajesh et l'autre mitraillant toujours comme un hysterique: photos et petits films. Apres les presentations d'usage il leur signe un petit mot a l'attention de leur ami indien. Si l'histoire s'arretait la ,elle serait belle mais pas incroyable. Assis a distance des repetitions les deux routards visionnent photos et autographes en imaginant la joie de Rajesh a la reception de tout cela. Le cortege de techniciens passe alors devant eux et arrive la star, entouree de ses deux maquilleurs qui le raffraichisent a grand coup d'eventail. Les reconnaissant il vint naturellement s'assoir a cote d'eux et les invite a manger avec sa famille. La, ca commence a devenir croustillant!!!!!! Ils lui laissent ce court moment d'intimite en compagnie de sa femme et de ses deux filles ( qui sera perturbe par la venue incessante d'admirateurs indiens, sans doute prevenus par d'autres). Il leur fait apporter 2 repas indiens. Leurs papilles retrouvent avec grand plaisir les saveurs de ce pays qui les a conquis. Assis parmi les choregraphes et cameramens, les centaines de touristes regardent, en passant, avec une curiosite non dissimulee la presence de ces 2 taches blanches parmi les indiens du film. La scene est cocasse et ils en rient aux eclats. La star revient alors s'enquerir de la satiete de nleurs estomacs. La, les 2 routards commencent vraiment a se demander pourquoi cette personnalite admiree par plusieurs millions d'indiens leur porte autant d'interet (le routard honteux de se presenter a lui avec un pantalon macule de salete et un tee-shirt imbibe par 5 jours de sueur!!!). Il nous presente a sa femme et a ses 2 filles et la discussion s'engage. Et alors la, les 2 routards se pincent lorsque l'acteur demande a sa femme de leur ecrire ses coordonnees en Inde en leur demandant de venir imperativement lui rendre visite lors de leur prochaine venue en Inde. Tels 2 pois chiches au pied d'un elephant, ils n'en perdent pas leur anglais, et la routarde lui renvoye l'invitation. A cela, il repond qu'il viendra l'annee prochaine en Italie pour le tournage de son prochain film et s'attarderait bien avec sa famille quelques jours en France en leur rendant visite. Tout cela avec une simplicite, une gentillesse et une curiosite innees chez ce peuple."
The end .....
Star : V. Rajashekar
Routarde : N. BAGUENA
Routard : H. CLEMENT